REFLEXIONS

SUR LA PENURIE

DE BONHEUR SUR CETTE TERRE

ET SUR LE SENS DE

L’EXISTENCE

 

 

  "Qui ne sait pas tirer les leçons de 3000 ans d'histoire, vit seulement au jour le jour. " (Goethe) 

  " Rien n'est possible, sans élévation continuelle du niveau de conscience des hommes " (Engels)

 «  Les gens les plus malheureux sont ceux qui n’ont pas trouvé la raison pour laquelle ils sont nés. » (Bernard Werber)

 « La seule épreuve réelle en cette vie est le libre arbitre. Tout ce que l’on veut , on l’obtient. Le problème c’est qu’on se trompe de désir. L’on essaie de réduire notre malheur au lieu de construire notre bonheur. » (Bernard Werber)

  " L'évolution de la complexité peut se poursuivre avec l'homme, mais aussi sans lui. Après tout, il n'est pas certain que nous

soyons les héros de cette histoire. "  (Yves Coppens)

« Les racistes sont des gens qui se trompent de colère. » (Léopold Sédar Senghor)

  " Eclate –toi dans la vie avant que la vie ne t’éclate !  (Moi)

 " La vie n’est qu’un dîner-spectacle permanent ! En effet que fait l’homme sur cette terre sinon bouffer et se donner en spectacle perpétuellement  "   (encore moi désolé !)
 

 Je pense que tout le monde sera d ‘accord avec cette idée : Les clés qui nous permettraient d'ouvrir la porte d’un futur terrestre meilleur se nomment clé de la connaissance de soi et clé de la sagesse.

 Pour les découvrir, nous nous pencherons tout d’abord sur une étude comportementale de l’homme, non dénuée d’humour. Ce qui fera naître en nous l’interrogation qui nous démange tous tôt ou tard : Comment puis-je trouver le bonheur sur cette terre ?

 Question qui déchaînera inévitablement en nos esprits  une tempête d’autres questions. Puis lorsque le vent neuronal sera calmé émergera la question des questions :  Quel peut bien être le sens de l’existence ?

 

 

CHAPITRE I

Analyse sociologique de l’animal humain

 

 

Qu’est l’homme ?

Bonne question ! Ce qui à mes yeux  caractérise le mieux l’homme, par rapport aux autres espèces animales, est une constante de comportement aberrante qui  fait en sorte que  celui-ci persiste à toujours agir de la même façon sans tenir compte de l’expérience du passé.

 Style : " Je casse ce que mes  aînés ou moi-même viennent de construire car j'adore détruire et reconstruire.

De toute façon sinon je ne saurais pas trop quoi faire de ma peau !"  Comportement qui du coup, rend immuable ce cycle trop connu de l’histoire :  Anarchie-Fascisme et Guerre-et-Paix-sans-lendemain.

 Vu sous cet angle, il paraÎt clair qu'il a un problème dans la tête,  c’t’homme là !

 

Pourquoi ?

Peut-être à cause de sa relative jeunesse !

Car il est vrai que ce pauvre humanoïde vient tout juste de sortir de l'âge de pierre. En tout cas par rapport à l'échelle de l'évolution et de l'âge de la planète.

Jugez plutôt : « Si l’on ramène les 4,5 milliards d’années de notre planète à une seule journée terrestre, en supposant que celle-ci soit apparue à 0 heure, alors la vie naît vers 5 heures du matin et se développe pendant toute la journée. Vers 20 heures seulement viennent les premiers mollusques. Puis à 23 heures arrivent les dinosaures qui disparaîtront à 23h40. Quant à nos ancêtres, ils ne débarquent enfin que dans les 5 dernières minutes avant 24 heures et ne voient leur cerveau doubler de volume que dans la toute dernière minute. La révolution industrielle n’a commencé que depuis un centième de seconde. » (dixit Hubert Reeves)

Pour une race qui s’imagine depuis toujours qu’un créateur divin n’a créé le monde que pour eux, le moins que l’on puisse dire, c’est que ce monde ne s’est en tout cas pas fait en un jour. Ni d’ailleurs en 7 ! Où alors çà doit être l’échelle de temps qui m’échappe !

 Mais, mettons à part cette excuse de relative immaturité et cherchons plus avant les sources d'un mal qui l'empêche de tirer les leçons du passé pour profiter par exemple des joies de l'existence !

 Qu'est ce qui peut bien faire en sorte que l’homme a sans cesse besoin d'avoir plus, et d'être plus ?

 Qu'est ce qui peut bien le pousser à s'enfermer dans des quêtes idéalistes par le sang cent fois versé de révolutions ?

Idéal qu'il s'empressera de renier une fois atteint, au profit d'autres quêtes, conquêtes ou idéaux toujours plus inaccessibles. Ce qui implique naturellement qu'il n'est du coup, jamais heureux !

 Est ce le coté éphémère de son existence qui le rend si peu responsable?

Qui le traumatise au point de le persuader que sur cette terre il a toujours raison ?

Qui fait en sorte qu’il se soucie fort peu de ce que peut penser " l’autre " l’un de ses deux  meilleurs ennemis, (l’autre étant lui-même) ignorant délibérément que cet autre mû par le même instinct ne peut que réciproquement devenir son adversaire.

 Est-ce là, ce qui l'incite à tenir, pour n'importe quelle cause bien fomentée, des conduites et propos, fous et suicidaires ?

 Est-il utopique  de penser qu'un beau jour un modèle plus juste et stable  de société puisse lui convenir afin qu'il  s'esbaudisse ? (" Qu'il s'éclate") (" Ah bon merci! ")

 J' ai interrogé a cet escient le Professeur Henri Laborit, éminent biologiste (  le "père" de nos tranquillisants) et philosophe.

Célèbre pour ses travaux sur l'étude du comportement humain et celui de ses souris blanches. Interview réalisée dans l’Au-delà bien sûr car le pauvre homme est hélas mort en 1995

  - Professeur, Pourriez –vous nous donner une définition rapide du "sens" de l'existence pour vous

 

- Certes, c’est ma foi fort simple. Tout tient en ces mots : La seule raison d'être d'un être, c'est d'être !

- Heum... oui ! Nous n’ignorons pas non plus qu’être ou ne pas être telle est la question. Méééé plus précisément, qu'est ce qui peut bien pousser l'homme à agir perpétuellement de façon aussi ...disons "irraisonnée" ?

  - Et bien la raison source qui le pousse à agir c'est la  recherche d'une valorisation de lui-même. A ses yeux, et à ceux de  ses contemporains. Dans la quête de ce but, dans la société, il lui faudra gravir un à un tous les échelons de la hiérarchie  sociale, afin de satisfaire son goût pour la dominance.

 Si son environnement social fait en sorte qu'il ne puisse plus agir  d'une façon ou d'une autre, il se trouvera  alors plongé en situation  

 "d'inhibition de l'action".  Il devient dés lors violent, soit envers lui-même en agissant sur son propre organisme, sous forme  par exemple de dépression, d'ulcère à l'estomac, ou d'impuissance sexuelle. Ou bien alors, en agissant  "physiquement" violemment  envers les autres. Dans la mesure ou la société le lui permet, évidemment !

  - Evidemment. Mais dans ce cas pourquoi l'homme ne peut-il trouver d’autres moyens plus heuu... pacifiques pour se valoriser sans bousiller les autres ?

  - Tout simplement parce que s'il est vrai que nous ne sommes que le reflet du regard des autres, ces autres sont néanmoins nos ennemis, des envahisseurs de  notre territoire gratifiant, des compétiteurs dans l'appropriation des objets et des êtres, que nous désirons. C’est simple ! Dés que l'on met deux hommes ensemble sur le même territoire, il y aura toujours forcément  un exploiteur et un exploité, un maÎtre et un esclave,  un heureux et un malheureux.

Alors moi je dis qu'il y en a marre des autres ! De cet ennemi sournois au visage hypocrite qui sans même nous faire crier nous tue à petit feu, nous envahi, nous exploite, nous viole, nous pille, nous bouffe, nous broute le jon...

  - Calmez-vous! Calmez-vous Professeur! Elevons plutôt le débat vers le domaine de la spiritualité. Par exemple quelle religion croyez-vous...

  - La religion !!!  La religion monsieur c'est une idéologie de la souffrance. Une idéologie qui à permis tout au long des siècles aux dominants de s'abreuver aux sources du plaisir, en persuadant les dominés qu'ils avaient bien de la chance dans leur souffrance car elle leur sera remboursée au centuple dans l'autre vie !

  - Sans doute, sans doute ! Mais il reste indéniable que toute religion contient des facteurs positifs pour l’homme. Par exemple  l'amour de son proch... 

  - Quel amour ? L'amour c'est le mot de passe qui permet d'ouvrir  les cœurs, les sexes, les sacristies et les communautés humaines.  C'est un mot qui ment à longueur de journée, et qui a toujours  laissé libre cours à la violence. La violence des justes et des

biens-pensants.

  - Oui, oui ! Il est vrai que c’est l'utilisation qu'en font tous les pouvoirs. Mais quoi de plus merveilleux  que  l'amour entre deux êtres, par exem ...

  - Tut tut tut ! L’amour ce n'est que désir et inter-gratification !  Je m'explique. Dans notre relation avec l'objet du désir, l’être aimé, ou celui en tout cas que l'on considère comme tel,  au niveau des rapports amoureux nous sommes forcément deux

  - Et même quelquefois plus !

  -  ...

  - Pardon veuillez poursuivre, je vous prie.

  - Dans ce rapport disais-je, si l'autre vous aime, c'est afin de se  trouver lui-même ! Quant à ce que Vous, vous cherchez chez l'autre,  c'est aussi vous ! Tant qu'il y a  gratification et échange de  l'un vers l'autre l'histoire dure, mais jamais pour bien longtemps.

  - Bin pourquoi ?

 

  - Déjà parce qu'il n'existe pas d'espace suffisamment étroit pour enfermer deux êtres à l'intérieur d'eux-mêmes. Dés que cet ensemble s'ouvre sur le monde, celui-ci va en se refermant sur eux, s'infiltrer entre leur relation privilégiée.  Alors l'espace d'un être ne se limitera plus à l'espace de l'autre. Jamais plus!  Il y aura sans doute parfois des recoupements mais ils ne se superposeront plus. Et puis, de toute façon, croyez –moi. Le véritable amour humain, le seul, c'est  un amour imaginaire. Celui après lequel on court toute sa vie, mais que l'on atteint jamais ! Alors il ne faut surtout pas essayer de faire coïncider cette image avec l'être qui lui a donné naissance ! Avec ce pauvre homme ou cette malheureuse qui a déjà fort à faire avec les pulsions que lui dicte son  inconscient !

-  Mouais ! Finalement toute cette interview n'est pas bien joasse !

-  Pardon ?

                                                         

 - Heuu... Le parcours que suit le débat n'est guère gratifiant pour mon ego.

                                   

-  Ah bon ?

                                                        

- Mais peu importe... heuuu... Oui ! Il reste toutefois indéniable que l’homme demeure néanmoins un être magnifiquement doué. Ne serait-ce que par ses fantastiques possibilités dans le domaine créatif. Parlons de l’art par exemple. N'y a t-il pas là matière à trouver une solution, pour chercher remède à ses souffrances existentielles ? (Putain là j'assure.  Mais  pourvu qu’il me sorte pas encore plein de  trucs négatifs sinon tout le monde va zapper...) 

 -  Il est certain que c'est dans l'imaginaire, bien plus que dans la société qui l'entoure, que l'homme peut atteindre sinon le

bonheur du moins un mieux-être

-  (Ouf!)

                                                           

  - ... car l'imaginaire est cette fonction spécifiquement humaine qui permet à l'homme, contrairement à l'animal, d'ajouter de  l'information. De transformer le monde qui l'entoure afin de  prendre la fuite, et ainsi échapper à l'aliénation vers laquelle la société l'encu... pardon... l'accule !

 -  (Ouaarff ce lapsus ! ) Certainement méééé, dans ce domaine précis, l'imaginaire ! N’y a t-il ici matière à trouver heuu... une source afin de mettre fin, enfin à nos  angoisses Docteur ?

                                                                    

  -  Non ! Et là je suis formel ! Car toute activité créatrice, si elle ne débouche pas sur un processus de production de marchandises a peu de  chances d'assurer à celui qui l'exprime, une situation dans le système hiérarchique des  dominances .

 -  Encore ! Mais la société pour vous ne se résume donc qu'a une course effrénée de ses constituants vers le haut de la hiérarchie. Course dans laquelle l'individu  n’aurait finalement aucun libre arbitre ? Aucun choix, sinon peut être celui de s ‘assumer en tant que maillon purement passif ? (Trop noir, trop noir tout ça ! Putain, mon audimat   !)

                                                          

- Tout à fait ! Vous en doutez ? Hé bien prenez la peine de jeter un regard objectif vers  cette société dans laquelle l’homme vit.

Dans cet environnement, c’est  déjà très rarement lui qui choisit le travail qu'il effectuera toute sa vie. Et même si c’est le cas, il sera condamné inévitablement par l'impossibilité dans laquelle il se trouve  d’échapper à l'engrenage de la machine sociale. Résultat ? L'absence de spontanéité ! De créativité dans ses actes  professionnels et en définitive l'ennui, voire la maladie.

C'est d'ailleurs en partie pour  pallier à cette monotonie que l'on  essaie de compenser dans les pays capitalistes, cette insatisfaction narcissique par l’accumulation de biens.

 Car c’est bien ainsi que vivent les hommes : Prisonniers de la machine  qu’il ont eux mêmes bâtis .... Du moins tant que l'engrenage fonctionne bien ! Et l’engrenage, c’est bien sûr l’homme, infime  pièce d'une machine appelée société extrêmement bien huilée. Seulement lorsque l'engrenage est usé, l'homme, arrivé à l'âge de la retraite coupé de ses automatismes dans un processus infini de production, se trouve alors réduit a un rôle d'être sans objet.

Ce qui nous explique le nombre de vieillards agressifs et rancuniers votant sans arrières pensées pour des partis violents racistes et xénophobes !

                                                  

 -Aïïï !   Heuuu... Sans doute mais pour l’instant  nous allons tenter d’éviter de le devenir, agressif et rancunier ! (Cà j’en doute…) Mais revenons un peu sur ce malaise social généralisé. Personne n’ignore plus que la mondialisation  après une période d’euphorie est visiblement en train de conduire la planète à une ruine prochaine. Ce qui  génère bien sûr un malaise croissant au sein de la population.  Faut-il y voir un signe d'essoufflement de cette fameuse  machine ? Et si oui, cet essoufflement ne pourrait il être lié à l’absence d’idéologies nouvelles de nos sociétés. Désabusées, sans doute  mais conscientes et prêtes à mieux rebondir ? (Et s'il me ressort encore  ses échelles de dominances hiérarchiques je me flingue !)  

- A mieux rebondir sur leur voisin ? Pour cela je ne fais aucun souci pour l’homme ! Quant à   ce qui concerne la catastrophe économique mondiale prophétisée , là-dessus je n’ai aucun doute ! Les disparités économiques étant l'un des éléments  essentiels permettant de maintenir les différences entre individus !

Cela se concrétise depuis toujours par une recherche exaltée et démesurée du profit menée par une poignée d’individus : les capitaines d’industrie, heureusement  de moins en moins nombreux et pour cause… Cet hyper-profit est, à contre cœur redistribué, afin par effet boule de neige d’en accumuler davantage. Ce qui permet d’élever le niveau général de vie d’une autre tranche privilégiée d’individus, tout en maintenant les différences de classe et de plus en plus, de races à présent avec le mondialisme. Le tout bien sûr alimenté par une  recherche exaltée de nouveaux besoins de consommation. Besoins permettant de maintenir le profit afin d’ entretenir le système d’échelles  hiérarchiques de dominan...

  - Aaaaargh ! Non rien ! Poursuivez Poursuivez !

  - Or maintenir le profit, c'est mettre à sac la planète sans se  soucier de ceux qui ne possèdent pas l'information technique et

les multiples moyens du faire-savoir. C'est aboutir à la création  de monstres économiques multinationaux, dont la seule règle est  leur propre survie, survie qui n'est réalisable que par leur dominance planétaire.

- Gasp! Et pour conclure ce débat sur une note optimiste, subsite-t-il un espoir d’évolution positive pour la planète et pour l'homme subséquemment, heuuu Docteur ? (tu peux toujours rêver,  après tout ce qu’il vient de te sortir ! )

- Trés franchement je n'en vois point poindre ... Il me semble  cependant, du point de vue économique, qui est rappelons le un  domaine important, sinon primordial pour la survie physique et  morale de l'espèce que... les marchands se sont installés sur le  parvis de nos cathédrales et que ce sont eux qui occupent l'espace  jusqu'à l'horizon des terres émergées.

                                                     

 - ??? ... Oui, très habile métaphore professeur mais heeu, pourriez-vous développer un tout petit peu votre idée ? Pour le commun des mortels, que cela signifie-ce ?  

 - Hé bien, il me semble qu'aussi longtemps que la propriété  privée ou étatique des matières premières, de l'énergie, et de

l'information technique n'aura pas été supprimée, aussi longtemps qu'une gestion planétaire de ces trois éléments n'aura pas été organisée et établie sous la forme d'une " démocratie planétaire", subsisteront des disparités internationales qui ne peuvent que

favoriser les disparités intra-nationales.

 - Ahh enfin du positif ! Sur ce point je vous rejoins totalem...

 - Mais, à supposer même que cette propriété privée ou étatique  soit supprimée, il restera à résoudre le système hiérarchique de dominance planétaire qui ne manquera pas alors de s'instituer.

 - Oui oui ne vous inquiétez pas pour çà Professeur ! Je suis persuadé qu’un jour vos démons seront terrassés, jetés au bas  de leurs échelles dominantes et que la révol... heuu la démocratie vaincra ! Merci en tout cas pour cette réconfortante analyse des hommes et de la société. Je vous dis donc bonsoir ainsi qu'à tous nos chers web-viewers et vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau magazine-atelier de réflexion qui aura pour thème : la sexualité chez les castors lapons, objet casuel du désir ou du plaisir ?  A la semaine prochaine donc. (Si je suis pas viré !  Sourions. Sourions. Gniiii....)

 

CHAPITRE II : A la quête du bonheur

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